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Les jours d'avant : ce qui change dans le corps avant les règles

Chaque mois, la semaine qui précède les règles a sa propre météo. Voici ce que l'on sait de cette phase du cycle, ce que beaucoup de femmes y observent, et pourquoi ce n'est ni une maladie ni une faiblesse.

Les jours d'avant : ce qui change dans le corps avant les règles

Chaque mois, la semaine qui précède les règles a sa propre météo. Certaines la traversent sans y penser. D'autres la sentent arriver plusieurs jours à l'avance : le sommeil bouge, l'énergie baisse, la patience aussi. Ce texte ne cherche pas à vous dire ce que vous devriez ressentir. Il explique ce que l'on sait de cette phase du cycle, ce que beaucoup de femmes y observent, et pourquoi ce n'est ni une maladie ni une faiblesse.

Un cycle en deux temps

Un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours, avec des écarts tout à fait normaux entre 21 et 35. Il se lit en deux moitiés.

La première commence au premier jour des règles. C'est la phase folliculaire : les œstrogènes montent progressivement, jusqu'à l'ovulation, vers le milieu du cycle.

La seconde commence après l'ovulation. C'est la phase lutéale. La progestérone prend le relais, puis, si aucune grossesse ne démarre, les deux hormones chutent ensemble dans les derniers jours. Ce sont ces derniers jours que l'on appelle, faute de mieux, « les jours d'avant ».

Cette chute n'est pas un dysfonctionnement. C'est le signal qui déclenche les règles suivantes. Mais elle ne se fait pas en silence, et le corps entier la perçoit, pas seulement l'utérus.

Ce que beaucoup de femmes décrivent

Les témoignages se regroupent, avec des intensités très différentes d'une personne à l'autre et d'un cycle à l'autre :

  • un sommeil moins profond ou plus fragmenté ;
  • une énergie en retrait, surtout en fin de journée ;
  • une sensation de tension, dans le corps ou dans la tête ;
  • un appétit qui change, souvent vers le sucré ;
  • une humeur plus réactive, avec moins de marge avant l'agacement.

Quand ces manifestations reviennent de façon régulière dans la semaine qui précède les règles, et disparaissent avec elles, on parle couramment de syndrome prémenstruel, ou SPM. Le terme est large : il regroupe des vécus très différents, du simple inconfort à quelque chose qui pèse réellement sur le quotidien.

Pourquoi ce n'est pas « dans la tête »

Les hormones du cycle ne s'arrêtent pas aux ovaires. Les œstrogènes et la progestérone interagissent avec le système nerveux, avec la régulation de la température, avec le sommeil et avec l'appétit. Quand leur niveau change vite, tout le reste s'ajuste. Ressentir ces ajustements n'a rien d'imaginaire, et rien d'anormal non plus.

Ce qui varie, c'est la sensibilité de chacune à ces variations. Elle dépend de facteurs que l'on ne choisit pas, et d'autres sur lesquels on a un peu de prise : le sommeil, l'activité physique, ce que l'on mange, le niveau de fatigue accumulé sur le mois.

Quand en parler à un médecin

Il existe une forme plus marquée, le trouble dysphorique prémenstruel, qui relève d'un accompagnement médical. Les signaux qui justifient une consultation sont simples :

  • les jours d'avant vous empêchent de travailler, de sortir ou de tenir vos engagements ;
  • les manifestations durent bien au-delà du début des règles ;
  • vous observez un changement brutal par rapport à vos cycles habituels ;
  • vous avez, à ce moment-là, des pensées qui vous inquiètent.

Dans tous ces cas, un médecin ou une sage-femme est la bonne personne. Aucun complément alimentaire ne remplace un avis médical.

Ce que vous pouvez observer vous-même

Le premier outil n'est pas un produit, c'est un carnet. Noter la date des règles et deux ou trois repères par jour, sur plusieurs cycles, permet de voir si les jours d'avant reviennent toujours au même moment, avec la même intensité. C'est souvent en relisant trois mois de notes que l'on comprend son propre rythme, et que l'on cesse de se juger sur un seul jour difficile.

Nous détaillons cette méthode dans un autre article du Journal, et nous glissons un carnet de cycle dans chaque colis de trois pots.

Ce que nous en faisons chez nüma

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Ce n'est pas une maladie. C'est un moment. Et il mérite d'être traité avec la même rigueur que le reste.

Les compléments alimentaires ne doivent pas être utilisés comme substituts d'un régime alimentaire varié et équilibré et d'un mode de vie sain. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

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